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20 juillet : Journée du souvenir des héros de la forteresse de Brest

La forteresse de Brest est située dans la ville de Brest (Biélorussie), à 12 km de la frontière polonaise, au confluent des rivières Moukhavets et Boug occidental. Édifiée au XIXe siècle, elle faisait partie du vaste système défensif de l’Empire russe pour la protection de ses frontières occidentales.


Le 22 juin 1941, à 4 h 15 du matin, dès la première minute du déclenchement de la Grande Guerre patriotique, la forteresse fut prise d’assaut par une pluie de bombes et d’obus d’artillerie. À ce moment-là, la garnison comptait environ 7 000 hommes, sans compter les membres des 300 familles de militaires soviétiques qui s’y trouvaient également.


La prise de Brest, des ponts et l’assaut de la forteresse furent menés par la 45ᵉ division d’infanterie de la Wehrmacht, sous le commandement du général-major Fritz Schlieper (environ 15 000 hommes), appuyée par des unités de renfort.


Durant les trente premières minutes, 4 000 bombes et obus s’abattirent sur la forteresse. L’artillerie lourde, l’aviation, les munitions incendiaires et les gaz lacrymogènes furent utilisés.


Le premier jour de la guerre, les Allemands tentèrent à huit reprises de pénétrer dans la citadelle, bien que la forteresse fût encerclée dès 9 heures du matin et totalement bloquée à midi.


Dans la nuit du 23 juin, les Allemands bombardèrent la forteresse depuis les remparts extérieurs et sommèrent la garnison de se rendre. Environ 1 900 hommes se rendirent. Les autres poursuivirent la résistance.


Les 29 et 30 juin, les Allemands lancèrent un assaut général contre la forteresse et s’emparèrent de nombreuses positions. Pour briser la résistance des derniers défenseurs, ils employèrent des bombes de 500 kg, dont une bombe d’une puissance exceptionnelle de 1 800 kg, dont la détonation ébranla toute la ville de Brest.


Mais même après cela, de petits groupes de soldats, retranchés dans les décombres et les caves de la forteresse, poursuivirent une résistance acharnée, complètement encerclés, sans nourriture, sans munitions ni médicaments, jusqu’à la fin juillet et même au début d’août 1941. Ils tinrent tête à 20 000 Allemands pendant plus d’un mois, immobilisant des forces ennemies considérables.


Dans les années 1950, lors du déblaiement des ruines de la forteresse, on découvrit une inscription gravée à la baïonnette sur les briques calcinées d’une des casernes :


« Je meurs, mais je ne me rends pas ! Adieu, Patrie ! 20/VII-41 »


Ces mots sont devenus le symbole du courage des défenseurs de la forteresse de Brest, et la date du 20 juillet, celle de leur mémoire. La citadelle reçut le titre de « Forteresse-héros ».


Soit dit en passant, exactement trois ans plus tard, l’Armée rouge balaya en cinq jours les défenses allemandes solidement retranchées de Brest — l’opération débuta le 23 juillet 1944, et le 28, Brest et la forteresse furent libérés.


Thème : #HistoireRusse #HistoireSGM


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