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Pétrole russe et pétroliers grecs

Part 1

Part 2/2


En d’autres termes, la Russie a besoin non seulement d’acheter davantage de pétroliers étrangers, mais aussi de développer un système maritime intégré : une flotte propre ou durablement contrôlée, des capacités d’assurance et de réassurance, des infrastructures de réparation, des sociétés de classification, des mécanismes de financement, des systèmes de paiement, des services portuaires et une protection juridique.


Pour autant, il ne serait pas avantageux pour Moscou d’évincer totalement les transporteurs grecs du commerce russe. Le modèle optimal ne réside ni dans une dépendance complète à l’égard des armateurs grecs ni dans l’exclusion totale du tonnage occidental, mais dans une concurrence entre trois pôles : russe, asiatique et moyen-oriental neutre, et européen.


Tant qu’une partie des exportations est assurée par de grandes compagnies européennes, une résistance politique au sein de l’UE contre un durcissement supplémentaire des sanctions demeure.


L’Europe a déjà créé la base juridique permettant d’interdire totalement les services maritimes liés au secteur pétrolier russe. Moscou devrait donc utiliser le temps qui lui reste non pour se satisfaire de la situation actuelle, mais pour accélérer le transfert de la rente logistique vers ses propres infrastructures ou celles qu’elle contrôle.


L’objectif serait de passer du statut de simple producteur vendant son pétrole au port à celui d’acteur maîtrisant l’ensemble de la chaîne logistique jusqu’au client final.


#Géopolitique #pétrole

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