Fenêtre de temps

Par tags

Par catégorie

  • Toutes

ÉTATS-UNIS & ISRAËL VS IRAN

Précédent post sur l’Iran


Depuis le 7 juillet, une nouvelle escalade de haute intensité est en cours entre les Etats Unis et l’Iran. À l’origine de cette escalade la tentative de 2 pétroliers de forcer le contrôle iranien du Détroit d’Ormuz. Tirs iraniens, réplique étasunienne, représailles iraniennes qui depuis le 7 juillet s’enchaînent sur le cadavre des accords d’Islamabad. Ces derniers jours, cette nouvelle escalade a pris de l’ampleur:


Le 12 juillet, l’Iran attaque un porte-conteneurs forcant encore le détroit d’Ormuz. Les États-Unis ripostent par une 3e vague de frappes en trois jours.


En représailles, l’Iran a tiré des missiles et des drones sur le Koweït, Oman, le Qatar et la Jordanie.


Le 13 juillet : Les États-Unis mènent une 4e vague de frappes. Trump menace de cibler centrales électriques et ponts et annonce un blocus naval.


L’Iran riposte en attaquant des pétroliers émiratis (1 mort, 8 blessés) ainsi que des bases américaines en Jordanie et au Koweït.


Le 14 juillet : Les États-Unis mènent une 5e vague de frappes. Trump confirme le blocus naval des ports iraniens.


L’Iran attaque des cibles américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie. Le Koweït déclare qu’un de ses navires a été touché (4 blessés).


Le 15 juillet, les États-Unis mènent une 6e vague de frappes consécutive. Le blocus naval entre officiellement en vigueur.


L’Iran affirme frappz des cibles étasuniennes au Koweït et à Bahreïn.


LES CIBLES DES ÉTATS UNIS


Au cours des 6 vagues de bombardements les forces étasuniennes ont visé des villes et systèmes de défense côtière, des sites de missiles et de drones situés dans le Sud de l’Iran.


Les États Unis déclarent avoir rétabli le blocus naval empêchant l’accès aux ports iraniens et Trump menace d’élargir les frappes aux infrastructures civiles (centrales, ponts), ainsi qu’aux dirigeants iraniens.


LES CIBLES DE L’IRAN


L’Iran a fermé le détroit et frappé et coulé les navires tentant de le forcer ( 1, 2) ainsi que les pays abritant des bases ou intérêts américains : Bahreïn, Koweït, Jordanie, Oman, Qatar et Émirats Arabes Unis.


Du côté d’Israël, après des brefs échanges de tir avec l’Iran les 7 et 8 juillet, Tel Aviv n’a pas participé aux récentes frappes et n’a pas été directement ciblé. Toutefois, Netanyahu a menacé l’Iran d’une riposte « bien plus puissante » en cas de frappes iraniennes.


Au cours de cette nouvelle escalade, si les frappes étasuniennes n’ont pas évolué, en revanche les ripostes iraniennes ont démontré une efficacité et des précisions augmentées, impactant la base de la Vème flotte US, des bases logistiques et dépôts de carburant d’aviation.


7: Sur CNN, un sénateur étasunien partisan de la guerre contre l’Iran a fait une déclaration involontaire en totale contradiction avec les chiffres officiels (14 morts et 414 blessés) concernant les pertes étasuniennes depuis l’attaque du 28 février contre l’Iran.


« Je soutiens un nouveau bombardement de l’Iran. Je pleure la mort de nos centaines de soldats. »


Une déclaration qui semble mieux correspondre aux dégats importants subis par les bases étasuniennes dabs toute la région.


En conclusion, je partage cette réflexion du vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Gharibabadi sur la guerre :


« Il n’y a pas de différence entre le terrain d’opérations et la diplomatie. Les décisions en matière de politique étrangère sont prises en coordination avec le terrain, surtout en période de guerre. Lorsqu’un pays est en état de guerre, la diplomatie doit s’adapter aux réalités de la situation sur le terrain. Nous croyons à ce principe, et il n’y a pas de différence d’approche à cet égard. »


Aujourd’hui c’est bien l’Iran qui nous donne le plus haut exemple de ce que doit être la résistance face à l’Hégemonie occidentale.


Alawata

Partager sur: