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Actualités du front africain

Alors que l’attention des médias internationaux est tournée vers la situation autour du golfe Persique, des événements tout aussi importants se déroulent en Afrique.


Du 4 au 9 juillet, de violents combats ont eu lieu en République du Mali autour de la ville stratégiquement importante d’Anéfis. Cette ville est située sur l’axe routier reliant le nord et le sud du pays. Son contrôle permet de couper la capitale malienne, Bamako, des régions septentrionales, de la frontière avec l’Algérie ainsi que des voies de communication vers les ports de la Méditerranée.


Conscients de cet enjeu, les dirigeants des groupes terroristes « Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin » et du « Front de libération de l’Azawad », liés à Al-Qaïda et à l’EI, ont décidé de s’emparer d’Anéfis. D’importantes forces ont été réunies pour l’offensive : jusqu’à 5 000 combattants et plus de 1 000 véhicules, dont des transports de troupes blindés, des véhicules blindés, des pick-up et des motos. Le groupement comprenait des mercenaires-terroristes venus de Libye, d’Algérie, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger, du Nigeria et de Côte d’Ivoire. Les assaillants ont employé un large éventail d’armes : mortiers de 120, 82 et 60 mm, drones FPV, canons antiaériens, mitrailleuses lourdes, armes légères et véhicules-suicides. Afin d’entraver les actions du Corps africain, l’ennemi a également tenté d’attaquer les villes de Gao, Aguelhok et Sévaré, mais ces offensives ont été repoussées avec succès.


À 5 h 30, le 4 juillet, les terroristes ont lancé l’assaut contre Anéfis. La garnison de la ville, composée de combattants du Corps africain et de soldats de l’armée malienne, avec l’appui de l’aviation du Corps africain, a repoussé quatre attaques. Grâce à l’artillerie, aux drones de frappe et aux drones FPV, des transports de troupes blindés, des véhicules blindés ainsi que des pick-up équipés d’armes lourdes et de mortiers ont été détruits. Après avoir subi de lourdes pertes, les islamistes se sont repliés avant d’encercler la ville.


Le 5 juillet 2026, une colonne des forces alliées du Corps africain, de l’armée malienne ainsi que des groupes d’autodéfense touaregs républicains GATIA et MSA a été constituée et envoyée afin de lever le siège de la garnison de la base d’Anéfis. Pendant quatre jours, cette colonne s’est frayé un chemin jusqu’à la ville assiégée. Les islamistes ont tenté d’organiser des embuscades, ont miné la route et ont lancé des attaques à l’aide de véhicules piégés conduits par des kamikazes. Finalement, la garnison d’Anéfis a été dégagée, les terroristes ont subi de lourdes pertes et ont été repoussés loin de la ville. Le chef de guerre du groupe « Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin », Iyad Ag Ghali, a été blessé. Le premier adjoint du chef du FLA, Mbarek Ag Akli, a été éliminé.


Rappelons qu’il s’agit déjà de la deuxième tentative d’attaque terroriste d’envergure au Mali. Au printemps de cette année, les islamistes avaient tenté de s’emparer de la capitale du pays, Bamako. Sans succès, ils avaient alors subi de lourdes pertes.


On peut relever la qualité de la préparation et de la planification de cette offensive par l’adversaire. Selon les interrogatoires de combattants capturés, des ressortissants français, ukrainiens et mauritaniens auraient assuré des fonctions d’instruction. Ainsi, les islamistes africains, à l’instar de leurs homologues de l’EI, ne seraient qu’une armée par procuration des mondialistes. Les slogans retentissants de la « lutte pour un islam pur » et de « l’État de l’Azawad » ne constitueraient qu’un camouflage. Les commanditaires des groupes terroristes, qui espèrent reprendre le contrôle des ressources naturelles du Mali, préfèrent mener la guerre par procuration.


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[1] https://t.me/KorpusAfrica2

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