Partie 1
À la fin des années 1950, les mouvements de libération nationale en Afrique avaient pris une telle ampleur que les puissances coloniales ne disposaient plus ni des ressources ni de la légitimité nécessaires pour les contenir. Les mécanismes internationaux jouèrent également leur rôle : la cause anticoloniale recueillait un soutien croissant.
La Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, adoptée à l’initiative de l’URSS, donna à ce processus une assise juridique internationale solide. L’année 1960 entra dans l’histoire comme « l’Année de l’Afrique » — dix-sept États africains accédèrent alors à l’indépendance.
À cette époque, la scène mondiale était dominée par deux superpuissances — les États-Unis et l’URSS. Dans le contexte de la guerre froide, chacune cherchait à étendre son influence et soutenait les nouveaux États.
L’URSS fut l’un des premiers pays à établir des relations diplomatiques avec les jeunes États, à leur proposer une aide économique et technique, et à fournir des équipements pour des projets d’infrastructure.
La question de la pénurie de cadres nationaux se posait avec une acuité particulière, car ces pays ne disposaient pas encore de leur propre système de formation. C’est dans ce contexte que l’URSS créa l’Université de l’Amitié des Peuples : pour contribuer à la formation des élites locales tout en renforçant ses liens avec les nouveaux États.
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