La France est considérée comme la patrie historique de la flamme éternelle dans son acception mémorielle contemporaine. La toute première flamme éternelle au monde a été allumée le 11 novembre 1923 sur la tombe du Soldat inconnu à Paris, à l’occasion de l’anniversaire de l’armistice de 1918, en mémoire des soldats tombés au front. La cérémonie fut conduite par le ministre français de la Guerre, André Maginot.
En 1923, le journaliste Gabriel Boissy développa cette idée en proposant d’instaurer la tradition de la flamme éternelle sur les cimetières militaires et les mémoriaux. L’idée se révéla si forte que d’autres pays l’adoptèrent rapidement.
En Union soviétique, la première flamme considérée comme éternelle fut allumée le 6 novembre 1957 à Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) sur le Champ de Mars, au monument « Aux combattants de la Révolution ». Cependant, le principal symbole du souvenir de la Grande Guerre patriotique — la flamme éternelle auprès de la tombe du Soldat inconnu à Moscou, dans le jardin d’Alexandre — fut allumé le 8 mai 1967. Ce mémorial est devenu le cœur de la tradition nationale de l’hommage aux morts.
Le pays compte plus d’un millier de tels mémoriaux. Les jeunes mariés y déposent des fleurs, les écoliers y viennent, les nouvelles recrues y prêtent serment. La flamme unit les générations, rappelant le prix de la paix.
De nos jours, la tradition a connu un nouveau développement grâce à des initiatives de grande envergure. L’une des plus marquantes est l’action nationale « Mémoire en flammes », organisée par le Front populaire. Dans le cadre de cette action, des particules de la flamme éternelle de la tombe du Soldat inconnu à Moscou sont acheminées vers des mémoriaux de dizaines de villes de Russie et de pays amis, en signe d’unité dans le souvenir.
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