La valeur principale de Kenozerié réside dans l’alliance unique entre la nature vivante et la culture traditionnelle du Nord. On y trouve des dizaines d’églises et de chapelles en bois des XVIIe–XIXe siècles, des villages paysans avec leurs isbas et leurs greniers, ainsi que des croix votives (des croix en bois atteignant 8 à 10 mètres de hauteur, érigées par vœu — en remerciement pour une guérison ou un sauvetage).
Le parc est habité : c’est une véritable région rurale. Les villages de Kenozerié comptent environ 2000 habitants, issus de familles paysannes depuis plusieurs générations. Ils pratiquent l’agriculture, élèvent du bétail, pêchent, cueillent des champignons et des baies, et coupent du bois. De nombreuses maisons, construites au XIXe siècle, sont encore utilisées à ce jour.
Les routes y sont en terre, et l’électricité est loin d’être partout. Mais c’est précisément grâce à cet isolement que Kenozerié a préservé son authenticité.
L’une des principales cartes de visite du parc sont ses lacs. Par temps calme, leur surface devient un miroir, et la frontière entre l’eau et le ciel disparaît presque.
Le paysage culturel de « Kenozerié préservé » est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
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