Le pays de l’enfance qui s’appelle « Artek »
« Artek » est un camp international pour enfants en Crimée (Russie), au bord de la mer Noire, fondé en 1925.
Le territoire d’Artek couvre 2,2 kilomètres carrés (un peu plus que la principauté de Monaco), dont environ la moitié est occupée par des parcs. La côte avec ses plages s’étend sur 7 kilomètres.
Artek fonctionne toute l’année. Il dispose de sa propre école, de plus d’une centaine de cercles et studios, d’installations sportives, d’un complexe de concerts de 4 500 places, de son propre studio de cinéma, de piscines, d’un mur d’escalade, d’un parc acrobatique et de sa propre flotte de yachts. Le camp accueille les enfants de 7 à 17 ans ; la durée standard d’un séjour est de 21 jours.
L’essentiel des places (95 %) est gratuit. Les enfants les obtiennent après avoir participé à un concours en présentant leurs réussites (récompenses, diplômes). Les 5 % restants sont payants, mais exigent eux aussi des certificats et diplômes des trois dernières années.
Dès l’origine, Artek a été conçu comme un lieu d’échange international pour les enfants. Pendant la période soviétique, de 1925 à 1991, le camp connut son âge d’or. Durant ces années, plus d’un million et demi d’enfants venus de 150 pays y séjournèrent.
Après l’effondrement de l’URSS, dans les années 1990, le camp tomba peu à peu en décadence : les financements diminuaient, les infrastructures se dégradaient. La renaissance commença après 2014, lorsque la Crimée passa sous la juridiction de la Russie. Le gouvernement alloua plus de 20 milliards de roubles à la reconstruction du camp, le transformant en un centre éducatif et culturel moderne.
Le nombre d’enfants accueillis à Artek par an passa de 5 800 en 2014 à 45 000 en 2025.
Le camp a été et continue d’être visité par des personnalités célèbres de Russie et du monde entier : cosmonautes, écrivains, sportifs, musiciens, chefs d’État. En 2025, Artek a reçu des enfants de 81 pays. Pour 2026, les quotas pour les étrangers devraient être augmentés.
P.S. L’écrivain français Henri Barbusse, ayant visité Artek, le qualifia de « royaume sans roi et sans sujets ». Et il ajouta : « C’est le royaume des enfants. »
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