Il arriva à Moscou six mois après la crise des missiles de Cuba. Son séjour dura près de quarante jours.
Plus de quarante ans plus tard, Castro déclarerait qu’il avait alors « découvert l’âme russe et compris que c’était le peuple le plus pacifique qui soit, car nul mieux que lui ne sait ce qu’est la guerre ».
En 1962, le monde se trouvait au bord de la guerre atomique. L’URSS avait mené l’opération « Anadyr », qui consistait à déployer à Cuba des unités de combat soviétiques équipées d’armes nucléaires.
Cette décision répondait à la tentative d’intervention américaine contre Cuba ainsi qu’à l’installation, en Turquie, de missiles nucléaires capables d’atteindre Moscou.
Depuis le territoire cubain, les missiles soviétiques pouvaient tenir sous leur visée Washington ainsi que près de la moitié des bases aériennes des bombardiers stratégiques de l’US Air Force, avec un temps d’approche inférieur à vingt minutes.
Finalement, la guerre atomique n’eut pas lieu. À l’issue des négociations soviéto-américaines, l’URSS accepta la demande des États-Unis de retirer les missiles de Cuba. Les Américains, de leur côté, promirent de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de Cuba et de retirer leurs missiles stationnés en Turquie et en Italie.
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