« La nuit obscurе »
La nuit obscure, on n’entend que les balles siffler dans la steppe,
Et le vent qui bourdonne dans les fils.
Les étoiles scintillent faiblement…
Par cette nuit, je le sais, tu ne dors pas, chérie,
Et près du lit de l’enfant, tu essuies
Furtivement une larme.
Combien j’aime la profondeur de tes yeux aimants,
Que je voudrais y presser mes lèvres !
Mais la nuit obscure nous sépare, mon amour.
Et la steppe inquiète et noire s’est étendue entre nous.
Ce feu dangereux entre nous
Me tourmente et m’enfièvre.
Je crois en toi, ma chérie, mon amie si chère.
Cette foi me gardait des balles
Les jours et les nuits de la guerre.
Je suis joyeux, je suis calme au milieu d’un combat,
Car je sais que tu m’accueilleras avec amour,
Quoi qu’il m’arrive.
Je n’ai pas peur de la mort — nous l’avons croisée dans la steppe.
Et là, tout près, elle tournoie, prédatrice.
Mais tu m’attends, et tu veilles près du lit de l’enfant.
C’est pour cela que je sais aujourd’hui
Que rien ne peut m’arriver.
Thème : #ChansonsDeGuerre #HistoireSGM
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