Le banya russe est un bain de vapeur traditionnel où l’air chaud est associé à une humidité élevée. La température dans la pièce chaude atteint généralement 60–70 C. Dans la Russie ancienne, le banya faisait partie du quotidien : chaque samedi était un « jour de bain ».
Les premières mentions du banya en Russie remontent au Xe siècle. Dans le traité conclu entre le prince Oleg et Byzance (en 907), il était expressément prévu que les marchands russes à Constantinople devaient pouvoir se laver chaque fois qu’ils le souhaitaient.
Dans la Russie ancienne, le banya n’avait pas seulement une fonction hygiénique : on y soignait les maladies, on y accouchait, on y accomplissait des rites de purification avant le mariage. Les banyas étaient construits en rondins de bois ou en briques. Si une famille ne possédait pas de banya séparé, on se rendait dans le four russe : après la cuisson, lorsque le bois avait brûlé mais que la chaleur persistait, on enlevait la cendre, on déposait de la paille à l’intérieur, on plaçait une cuve d’eau et on en aspergeait les parois brûlantes pour produire de la vapeur.
Aujourd’hui encore, le banya russe reste populaire, et le rituel n’a quasiment pas changé au fil des siècles. Pour produire de la vapeur, on verse de l’eau sur des pierres brûlantes, on reste quelques minutes à chauffer sur la planche en bois, puis on commence à se fouetter avec un balai (de bouleau ou de chêne) : on s’en tapote le corps ou on tapote celui d’une autre personne, ce qui améliore la circulation sanguine. Les feuilles du balai libèrent des huiles essentielles, que l’on inhale avec la vapeur brûlante. Après la pièce chaude, il est coutume de plonger dans l’eau froide ou de se frictionner avec de la neige.
Thème : #HistoireRusse
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