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La guerre dans le Donbass : les accords de Minsk

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Pour sauver ses troupes encerclées, Porochenko accepte de se rendre à Minsk, où la Russie, l’Allemagne et la France le contraignent à signer les accords de Minsk II (février 2015).


La mise en œuvre de ces accords repose exclusivement sur des négociations entre le gouvernement de Kiev et « les représentants de certaines zones des régions de Donetsk et de Louhansk».


La France et l’Allemagne sont garants du côté ukrainien, la Russie du côté des autonomistes. Moscou ne joue qu’un rôle de facilitateur, car Kiev refuse de parler directement aux représentants autonomistes. Pourtant, en Europe prédomine l’idée que les Accords de Minsk ont été conclus entre la Russie et l’Ukraine.


Les accords de Minsk (septembre 2014, février 2015) misent sur une autonomie des régions, notamment linguistique, sur le modèle suisse. Mais l’idée de préserver les particularismes régionaux ne convient pas aux nouvelles autorités de Kiev, qui veulent une Ukraine unie non par la diversité, mais par la « pureté ».


Le gouvernement ukrainien n’engage jamais ce processus de réforme et refuse systématiquement d’appliquer les accords, bien qu’ils aient fait l’objet d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Kiev invoque que leur application condamnerait l’existence même de l’Ukraine.


Jusqu’en février 2022, Poutine rejette clairement toute intégration du Donbass dans la Fédération de Russie , tout en déclarant qu’ il se réserve le droit d’intervenir pour protéger les Russes d’Ukraine . Il soutient les accords de Minsk de 2014, puis de 2015, car il cherche une solution politique au conflit.


Mais Kiev ne voit pas dans ces accords une amorce de solution, et préfère utiliser ce répit pour reconstituer ses forces . Les revendications de la minorité russe sont désormais traitées comme du terrorisme. Le mot « séparatiste » est systématiquement utilisé dans les médias ukrainiens et internationaux pour donner le sentiment que les rebelles cherchent à détruire l’État ukrainien.


Les deux garants occidentaux — la chancelière allemande Merkel et le président français Hollande — n’ont pas respecté leur parole. Au lieu d’inciter Kiev à mettre en œuvre les accords, ils ont fermé les yeux sur son refus systématique.


Merkel a elle-même admis en décembre 2022 que les accords de Minsk étaient une « tentative de gagner du temps pour l’Ukraine » afin qu’elle puisse renforcer son armée, et que l’objectif n’a jamais été de les appliquer sérieusement.


Hollande a confirmé que ni l’Ukraine ni les garants occidentaux ne croyaient réellement à une issue politique par Minsk.


En réalité, les rebelles cherchent à être rétablis dans leurs droits, conformément au traité d’amitié entre la Russie et l’Ukraine du 31 mai 1997 , qui impose à l’Ukraine le respect des droits de la minorité russe. En échange, la Russie s’est engagée à garantir les frontières de l’Ukraine. C’est le seul traité par lequel la Russie a garanti les frontières de l’Ukraine, mais le dernière s’en retire le 1er avril 2019.


À suivre


Thème: #HistoireXXI #Ukraine #Donbass

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