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Claude Monet, paysagiste : une œuvre au-delà de la toile

Partie 1


Claude Monet, figure majeure de l’impressionnisme, s’est consacré pendant de nombreuses années au jardinage avec une rigueur d’artiste. Son jardin à Giverny — un petit village du nord de la France — constitue une œuvre autonome et complète, intimement liée à sa peinture.

Le terrain, en pente douce, était planté d’arbres fruitiers et entouré de hauts murs. Dès son arrivée, Monet entreprit de le transformer méthodiquement.

Il divisa l’espace en plusieurs « salles vertes », délimitées par des buissons et des arches en fer forgé.


Il choisissait ses fleurs comme un peintre choisit ses couleurs : selon leurs teintes et leurs harmonies, créant ainsi de vibrantes taches chromatiques.

Il veillait à ce que le jardin fleurisse par vagues successives, du printemps à l’automne, se renouvelant constamment. Il plaçait les fleurs basses au premier plan et les plus hautes à l’arrière, produisant un effet de profondeur et de volume digne d’une composition picturale. Il sélectionnait avec soin les variétés d’iris, de tulipes, de dahlias et de nénuphars afin d’assurer une floraison continue, de la fin de l’hiver jusqu’aux premières gelées.


En 1893, Monet acheta un nouveau terrain situé de l’autre côté de la voie ferrée et y aménagea un jardin d’eau, au cœur duquel il fit construire un pont japonais.

Il en dessina lui-même les plans et le couvrit de glycines grimpantes, dont les cascades mauves formaient un cadre idéal pour ses toiles. L’ouvrage fut positionné de manière à ce que son reflet dans l’eau vienne parfaire une composition circulaire harmonieuse.


À suivre


Thème : #Personnalités

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