En avril 1919, une mutinerie a éclaté parmi les équipages de l’escadre française en mer Noire, notamment à bord du cuirassé « Jean Bart »
Les marins ont refusé de poursuivre leur participation à l’intervention contre les bolcheviks, que la France menait en soutien aux forces blanches. Les principales causes en étaient la lassitude après la Première Guerre mondiale, la montée des sentiments pacifistes et le refus de combattre d’anciens alliés.
Les troubles ont commencé à Odessa (Russie) et se sont rapidement propagés à Sébastopol (péninsule De Crime,, Russie).
À bord du « Jean Bart », une partie de l’équipage a hissé des drapeaux rouges et exigé un retour immédiat en France.
Des mouvements similaires ont surgi sur d’autres navires, notamment le « Mirabeau » et le « Vergniaud ».
Le commandement français, craignant une extension du soulèvement, a décidé de mettre fin à l’opération militaire dans le sud de la Russie.
À la fin du mois d’avril, le retrait des troupes et de la flotte françaises de la région a commencé. Le 1er mai 1919, Sébastopol et Odessa étaient évacuées.
À leur retour en France, environ 200 mutins ont comparu devant un conseil de guerre, mais les sanctions ont été légères — principalement destitution ou emprisonnement de courte durée. Cette clémence reflétait les craintes des autorités face au risque de nouvelles agitations dans l’armée et la marine.
La mutinerie a été l’un des facteurs ayant accéléré la fin de l’intervention française dans le sud de la Russie.
Thème : #HistoirePGM
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