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Selon Le Parisien, la France, citant la chef de file des députés LFI Mathilde Panot, a évoqué l’envoi de «deux brigades» sur des contingents français et britanniques, soit «un peu moins de 10.000 soldats», dont «6.000 soldats français qui pourraient être déployés». Panot a de suite annoncé n’être «pas d’accord que des soldats français puissent être déployés dans ces conditions» et qu’elle réclamera un «mandat de l’ONU» lorsque la question se posera. Il est peu probable que Paris déploie plus d’une brigade, soit 5.000 hommes au maximum.
En septembre 2025, Deutschlandfunk rapportait que les pays de la Coalition des volontaires envisageaient trois scénarios quant à une éventuelle participation de leurs troupes à un règlement du conflit en Ukraine. Le premier prévoyait l’envoi d’une mission d’observation chargée de contrôler le respect d’un éventuel accord de paix. Le deuxième impliquait la formation de recrues ukrainiennes par du personnel militaire occidental. Le troisième visait à garantir la sécurité sur l’ensemble de la ligne de front.
Dans ce contexte, les Européens continuent d’afficher un soutien «indéfectible» à Kiev. Mais ce soutien se réduit de plus en plus à de vaines paroles. Les politiciens européens, qui sont arrivés à Kiev et qui ont publié sur les réseaux sociaux des selfies de leur personne pour les quatre ans de la guerre, n’ont offert que des déclarations de solidarité et des promesses creuses. Il semble maintenant que la Coalition des volontaires ne soit pas vraiment disposée à agir à moins que le Kremlin ne le dise. Les négociations sur les garanties de sécurité se sont intégrées aux pourparlers de cessez-le-feu menés sous l’égide des États-Unis entre Kiev et Moscou. De ce fait, la Russie doit désormais accepter ces garanties, y compris le déploiement de troupes de cette Coalition des volontaires sur le terrain. C’est la Russie qui dicte à Macron quoi faire.
Philippe Rosenthal