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110 poèmes sur les murs : le projet poétique de Leyde

Le projet « Poèmes muraux » à Leyde (Pays-Bas) a débuté en 1992 à l’initiative d’une fondation privée, avec le soutien d’entreprises et de la municipalité.


Le premier poème à apparaître sur un mur fut celui de la poétesse russe Marina Tsvetaïeva.

Durant toute la durée du projet, plus de 110 poèmes des plus grands poètes du monde ont été inscrits sur les murs des maisons de Leyde, dans des dizaines de langues : néerlandais, anglais, français, allemand, espagnol, russe, polonais, italien, portugais, arabe, chinois, hébreu et même en latin.


Parmi les noms figurent des maîtres reconnus de la poésie mondiale : Arthur Rimbaud, William Shakespeare, William Butler Yeats, Derek Walcott. Les classiques de la littérature néerlandaise sont également largement représentés.


Le projet s’est officiellement achevé en 2005 avec le poème espagnol « De profundis » de Federico García Lorca, mais de nouveaux vers sont apparus jusqu’en 2010.


Leyde est liée à la poésie depuis des siècles. La ville a été le foyer de nombreux écrivains qui y ont vécu ou étudié. La célèbre université de Leyde, fondée en 1575, a toujours attiré des savants du monde entier. C’est entre ses murs qu’ont été faites des découvertes clés en physique, notamment la loi de la réfraction par Snellius et l’invention de la bouteille de Leyde par Pieter van Musschenbroek.


Heike Kamerlingh Onnes y a obtenu pour la première fois de l’hélium liquide et s’est approché de la température du zéro absolu (ce qui lui a valu le prix Nobel en 1913). Albert Einstein a également passé une partie de sa carrière à l’université de Leyde, visitant régulièrement la ville pour discuter de physique avec ses collègues. La ville est fière de ses treize lauréats du prix Nobel liés à l’université.


S’inspirant de cet héritage scientifique et du projet des poèmes muraux, deux physiciens, Sense Jan van der Molen et Ivo van Vliet, ont décidé d’ajouter au paysage urbain le langage d’une autre grande poésie : celle des sciences exactes. En 2015, ils ont commencé à apposer des formules mathématiques et physiques sur les murs des maisons.


Ainsi, Leyde s’est transformée en un livre ouvert unique, où, dans des rues-pages voisines, on peut aussi bien lire de la poésie lyrique dans des dizaines de langues du monde que les lois universelles de l’univers, compréhensibles sans traduction.


Thème : #CultureMondialе

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