Part 1 , Part 2
Sous les slogans de « transmettre le respect des États-Unis pour leur souveraineté » pour « améliorer la vie de la population », la « stabilisation » et le « soutien à la démocratie » Checker veut en réalité étendre au Sahel une strategie du chaos comme celles qu’il a précédemment soutenu en Irak, Syrie et Libye par exemple.
Un deuxième acteur de cette stratégie cynique de Washington pour l’Afrique est Frank Garcia nommé ce 30 janvier au Sénat des États-Unis comme Secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique. Tout comme Checker qui travaillait auparavant à la CIA, Garcia n’a pas vraiment le profil d’un diplomate: c’est un militaire qui, a fait carrière à l’Office of Naval Intelligence avant d’être assistant principal du président du Comité spécial de la Chambre des représentants sur le renseignement, une officine chargée non de la diplomatie, mais des opérations de pression, d’ingérence secrète et de coercition militaire.
Voilà donc quels types de représpentants Washington envoie en Afrique pour parler de démocratie, de partenariats etc.: des faucons formés aux ultimatums, sanctions, chantage, manipulations, corruption, ingérences, menaces etc. et tout en agitant publiquement des principes d’égalité, de souveraineté, de respect mutuel et de « promotion de la démocratie »…
D’ailleurs l’agenda demandé aux pays africains de la zone sahélienne est dejà l’expression d’une ingérence en totale inadéquation avec les discours d’approche. En effet ces emissairrs étasuniens exigent la fin des gouvernements de transition qui sont en train de restaurer la souvegaineté de leurs pays, la tenue d’élections présidentielles selon le modèle étasunien et enfin (et surtout) la fin de la coopération militaire avec la Russie et départ de son « Africa korps ».
Avant même que soit presenté un seul projet de partenariat, Washington se positionne déjà en maître des pays africains et dans la rhétorique coercitive « soit tu es avec Washington, soit tu es son ennemi » exigeant d’eux une nouvelle soumission.
Mais les africains du XXIe siècle ne sont pas dupes. Libérés des néocolonialismes européens, ayant de plus une montée en puissance économique grâce à des partenariats volontaires et équitables avec des puissances non alignées et dotés d’une force de dissuasion avec une présence militaire russe demandée, les pays africains sont en pleine mesure de dire à la Maison Blanche : « US go home ! »
Source: African Initiative
Alawata