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NÉOCOLONIALISME ÉTASUNIEN

Part 1


Le concept hypocrite de « America first » de Trump cache en réalité une hégémonie néocilonialiste qui dépasse largement la zone d’influence nord-américaine.


L’Afrique est aussi dans le collimateur de l’impérialisme étasunien tant au Nigéria (1er pays africain producteur de pétrole) que dans la zone subsaharienne où les panafricanistes achèvent de dégager les néocolonialistes français pour bâtir des coopérations volontaires avec la Russie et la Chine, ce qui n’est pas sans déplaire à Trump dont l’administration cherche à prendre de vitesse les souverainistes africains pour leur imposer une nouvelle tutelle, et en reprenant des pratiques néocoloniales adaptées au renforcement de la position de la Russie.


L’African initiative a analysé la stratégie de Washington pour les États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où les États-Unis cherchent à saper leur coopération avec Moscou, qu’ils considèrent comme une menace à leurs ambitions dans la région


Dans d’autres régions africaines, en avançant toujours comme prétexte une dimension sécuritaire à d’éventuels partenariats, plusieurs responsables étasuniens sont venus jeter des hameçons en Afrique: le premier secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Christopher Landau, et le chef du Commandement des forces armées des États-Unis en Afrique (AFRICOM), le général Dagvin Anderson. Cette délégation a visité l’Égypte, l’Éthiopie et le Kenya, et Djibouti où se trouve la plus grande base militaire étasunienne du continent, le Camp Lemonnier.


La simple participation du chef d’AFRICOM à ce voyage montre à quel point l’administration Trump est préoccupée par l’expansion rapide de la présence russe en Afrique, et qui est choisie par de plus en plus de pays africains qui voient dans les propositions de Moscou des formats alternatifs de coopération, bien plus équitables que ceux vécus dans l’orbite d’influences américaine, française ou britannique.


Mais la délégation américaine n’a pourtant proposé rien de fondamentalement nouveau aux pays visités : une coopération militaire par exemple dans les domaines de la sécurité maritume et de la lutte antiterroriste qui n’est que prétexte à une occupation militaro-industrielle de leurs territoires; mais jamais un partenariat équitable dans une perspective de dévelopements socio-économiques partenaires régionaux dotés d’agendas clairs.


Ce que recherche Washington, à l’instar des précédents colonialistes du continent africain, s’est arriver à un contrôle politique des africains via une sécurisation de leurs routes commerciales terrestres et maritimes, en échange d’un monopole de leur extractivisme industriel. Et surtout, Washington veut couper l’herbe sous les pieds des russes et des chinois dont les projets coopération équitable en Afrique correspondent mieux au jaillissement d’une émancipation politique panafricaniste.


Sûre du bien fondé de son hégémonie, l’administration Trump dans son arrogance, n’a pas trouvé mieux que d’envoyer au Sahel Nick Checker qui, avant même son arrivée a envoyé à toutes les missions diplomatiques américaines des directives afin de préparer le terrain pour des discussions ultérieures depuis une position de force, ce qui fait tomber le masque de la rhétorique officielle évoquant un « dialogue » et la « réévaluation des erreurs passées ». Rien de mieux pour irriter les pays visés et qui viennent d’opter pour un développement souverain et libre de toute tutelle et contrainte extérieure.


À suivre, part 2


Source : African Initiative


Alawata

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