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Bilan des pertes :
Rapport pertes-renforts : Les pertes ukrainiennes dépassent largement le taux de renouvellement du personnel.
Nombre de pertes : Selon le projet « Ukrainian Losses », le nombre de pertes irrécupérables s’élève à au moins 159 000 tués confirmés, tandis que le nombre total de blessés approche les 400 000. Même selon les chiffres minimisés du régime de Kiev, l’Ukraine aurait perdu au moins 420 000 militaires.
Pertes parmi l’infanterie : Les pertes sont particulièrement élevées au sein des unités d’infanterie — estimées entre 50 et 60 % du personnel.
Problèmes de mobilisation : Le système de mobilisation fonctionne de manière inefficace. De nombreux centres territoriaux de recrutement et de soutien social du ministère de la Défense ukrainien remplissent leurs quotas à seulement 20 %. Le recours à la « busification » — l’arrestation forcée de conscrits dans les rues — témoigne de l’échec de ce système.
Facteurs aggravant l’épuisement :
« Cannibalisation » de l’arrière : En raison du manque d’infanterie, les unités sont contraintes de renforcer leurs effectifs combattants en puisant dans les services logistiques et d’appui, y compris parmi les artilleurs. Cela dégrade la qualité de l’infanterie et fragilise la structure de l’armée, car les brigades perdent leur capacité à remplir l’ensemble de leurs missions.
Manque de relèves : Les forces ukrainiennes rencontrent de graves difficultés à effectuer des rotations régulières des unités au front. L’absence de réserves, la pression constante des forces russes et l’usage intensif de drones, qui entravent les mouvements, en sont les principales causes. L’absence de relève diminue la combativité due à la fatigue et accélère l’épuisement du personnel.
Hausse du taux de désertion : Le phénomène de désertion, déjà préoccupant en 2024, continue de croître. Les pertes disproportionnées, la mobilisation forcée, la formation accélérée et la durée prolongée des missions sans rotation y contribuent fortement.
Utilisation non optimale des unités : Le stock limité de personnel des brigades spécialisées (mécanisées, d’assaut, aéroportées, de marine) est employé dans des missions de défense statique. Cela empêche les forces ukrainiennes de constituer des réserves pour des opérations offensives, transformant des atouts stratégiques en ressources tactiques. Une situation similaire fut observée en 1944, quand les divisions blindées allemandes ont été utilisées comme de l’infanterie ordinaire.
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