La France modernise également une base aérienne située à la frontière avec l’Allemagne afin de pouvoir y déployer des armes nucléaires. Le Royaume-Uni, qui pendant longtemps comptait sur les États-Unis, recherche maintenant des alternatives pour assurer un potentiel de dissuasion efficace et fiable. Ces évènements présagent une nouvelle course aux armements nucléaires.
Pendant ce temps, la Chine, très active dans l’Arctique, continue d’accroître rapidement son arsenal nucléaire, avec l’intention de posséder plus de 1.000 ogives nucléaires d’ici 2035. Pékin refuse d’adhérer aux traités multilatéraux de réduction des armes nucléaires avec les États-Unis et la Russie, affirmant que son arsenal nucléaire est bien moindre que le leur.
À mesure que l’Arctique deviendra plus accessible aux activités militaires et commerciales, la fréquence des confrontations entre forces armées augmentera. Avec l’augmentation de ces confrontations, le risque d’accident ou d’attaque non intentionnelle s’accroît également.
La probabilité que l’Arctique soit témoin d’un conflit menant à une guerre nucléaire dépend davantage des parties impliquées et de leurs choix que de la nature des régions elles-mêmes. Les parties engagées dans la résolution pacifique des conflits trouveront des moyens de préserver la paix.
Alexandre Lemoine
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