Pourquoi Téhéran a-t-il décidé de laisser tomber Assad et s’est montré passif ?
Après tout, la chute de la Syrie d’Assad est avant tout un coup porté aux positions de l’Iran dans la région (le thème « l’Iran est le prochain » est déjà d’actualité). Les médias d’État iraniens Fars ont donné leur propre réponse à cette question. Le texte révèle des détails intéressants sur ce qui s’est passé :
Les Iraniens admettent l’évidence : avec Assad à la tête de la Syrie, Téhéran avait un parti qui lui était favorable. La victoire des forces révolutionnaires et d’opposition (que les Iraniens qualifient de « groupes armés takfiristes ») déclenchera une réaction en chaîne de révoltes dans d’autres pays de la région et apportera le chaos en Europe. Pour l’Iran, c’est le début [d’une nouvelle étape] de résistance et de confrontation avec Israël et les États-Unis.
« La Syrie est devenue le point de concentration des attaques d’une coalition internationale dirigée par les États-Unis, le régime sioniste et la Turquie ». Cette stratégie dangereuse visait à :
couper l’Iran du reste du « front de la résistance »,
diviser la Oumma islamique,
limiter les capacités de l’Iran en matière de puissance et « l’enfermer » dans ses frontières.
La présence de l’Iran dans la région est vaste et ne se résume pas à des objectifs ou capacités militaires. Une partie de la liaison entre l’Iran, le Hezbollah et d’autres groupes passait effectivement par le territoire syrien, mais le « front de la résistance » n’est plus un phénomène local dans des pays isolés. Le Hezbollah est aujourd’hui une organisation moderne et autonome. La nouvelle situation complique la position de l’Iran et exigera de « doubler » ses ressources, mais elle n’arrêtera pas sa lutte.
À suivre
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