La première expédition autour du monde de James Cook à bord du « Endeavour » (1768-1771) avait pour mission officielle d’observer le passage de Vénus devant le disque solaire, ce qui devait permettre de calculer plus précisément la distance entre la Terre et le Soleil.
Mais ce n’était que la version officielle. Dans ses instructions secrètes, Cook avait également reçu l’ordre de se diriger ensuite vers les latitudes australes pour rechercher l’hypothétique continent austral — la Terra Australis Incognita.
Après avoir fait escale à Tahiti et accompli sa première mission, Cook mit le cap vers le sud. Il explora la Nouvelle-Zélande et prouva qu’elle ne faisait pas partie d’un vaste continent austral, mais qu’elle était composée de deux îles distinctes, séparées par un détroit — qui porte aujourd’hui son nom.
Le « Endeavour » poursuivit sa route vers l’ouest et atteignit en avril 1770 la côte orientale de l’Australie. L’expédition jeta l’ancre dans une baie qu’ils baptisèrent Botany Bay en raison de l’abondance de plantes inconnues.
L’Europe n’avait jamais vu de telles merveilles végétales ! C’est là que furent rassemblées des collections qui allaient bouleverser la biologie mondiale et apporter une contribution majeure à la science. Et le véritable héros de cette histoire n’était plus Cook, mais le botaniste Joseph Banks.
À bord, on comptait d’ailleurs plus de naturalistes que de marins. Ils rassemblèrent d’immenses collections de plantes et d’animaux, tandis que l’artiste Sydney Parkinson réalisa des milliers de croquis.
Les spécimens d’herbier conservés aujourd’hui dans les musées du monde entier, issus de cette première expédition de Cook, rappellent que les grandes découvertes commencent par une simple curiosité.
Mais il y a aussi un autre versant à cette histoire : l’expédition de Cook n’a pas seulement ouvert l’Australie à la science européenne — elle a aussi posé les bases de la future colonisation britannique du continent, avec toutes les conséquences que cela implique.
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