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UNE TRAHISON DES ALLIÉS

Part 1 , Part 2


Alors que des centaines de milliers de soldats de l’Armée rouge blessés meurent d’infections, un médicament miracle existe aux Etats Unis, mais Washington bien que leur allié refuse de leur donner.


2 LA PÉNICILLINE


En 1928, le bactériologiste écossais Alexander Fleming a accidentellement découvert la pénicilline, mais ne réussit pas à isoler la substance pure.


En 1939-1940, un groupe de scientifiques dirigé par Howard Florey et Ernst Chain à Oxford a réussi à obtenir les premiers milligrammes de pénicilline purifiée, et les essais sur des patients désepérés ont montré les résultats fantastiques de la pénicilline.


En 1941. Florey quitte la Grand Bretagne bombardée et s’est rendu aux États-Unis pour trouver des infrastructures industrielles adaptées et sécurisées.


3 UN SECRET STRATÉGIQUE


Aux États-Unis, la production de pénicilline est immédiatement passée sous le contrôle strict de l’État :


Priorité militaire :

La technologie de fermentation profonde de la pénicilline a été qualifiée de technologie stratégique, au même titre que le projet Manhattan nucléaire.


Monopole industriel:

Les plus grandes entreprises pharmaceutiques étasuniennes (y compris Pfizer, Merck et Squibb) se sont lancées dans une production de la pénicilline protégée par des brevets d’entreprise stricts.


Contrôle politique:

Dès 1942, la production est augmentée mais destinée exclusivement aux armées des États-Unis et du Royaume-Uni.


4 UN REFUS CRIMINEL


Lorsque l’Union soviétique, confrontée à l’hémorragie du front de l’Est, a fait appel à ses alliés pour obtenir la souche de moisissure Penicillium notatum et une description de sa technologie de production la réponse de l’Occident a été un refus catégorique, invoquant des faux prétextes en temps de guerre (difficulté de transport, secrets commerciaux, manque de ressources supplémentaires).


Les raisons de ce refus de Washington et Londres est évidemment le fruit d’un

calcul géopolitique considérant quaprès la défaite du IIIe Reich, l’URSS deviendrait le principal rival des États Unis et que par conséquent, maintenir son potentiel de combat avec un médicament révolutionnaire serait à terme contre-productif.


Et bien sûr ce calcul entrait en convergence avec les intérêts commerciaux du Big Pharma de l’époque qui voyait dans la pénicilline un futur marché mondial d’un milliard de dollars à condition d’en défendre l’exclusivité.


5 LE DÉFI D’ERMOLJEVA


Pour sauver les soldats des infections alors incurables, la microbiologiste soviétique Zinaïda Vissarionovna Ermoljeva va relever le défi imposé par la trahison des alliés de la Russie malgré les conditions de survie dûes à la guerre.


Ermoljeva était déjà une légende de la science soviétique :


Dans les années 1930, elle avait prévenu une épidémie de choléra lors de combats en Asie centrale et avait créé un bactériophage cholérique efficace.


Pendant la bataille de Stalingrad, elle a organisé dans un sous-sol la production d’un bactériophage pour endiguer une épidémie de choléra, administré à 50 000 personnes par jour.


Zinaïda Vissarionovna Ermoljeva faisait preuve d’un dévouement scientifique poussé à l’extrême : Pour prouver ses théories, elle s’est infectée elle-même en buvant une solution contenant le vibrion du choléra, avant de se soigner avec succès.


Mais l’apogée de la vocation de Ermoljeva commence en 1942 lorsqu’ellevest nommée Directrice de l’Institut d’expérimentation médicale (VIEM) avec une tâche claire et presque impossible : créer un antibiotique national dans les plus brefs délais.


(Source @iznankavremeni)


À suivre Part 3


#Alawata

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