Partie 1
En 1953, en pleine guerre froide, le directeur de la CIA, Allen Dulles, lança un programme secret sous le nom de code MK-Ultra. Son objectif : trouver un moyen de contrôler la conscience humaine.
Le prétexte : pendant la guerre de Corée, des prisonniers de guerre américains avaient fait des déclarations publiques en faveur du communisme, et les États-Unis étaient convaincus que derrière cela se cachait une technologie soviétique de « lavage de cerveau ».
Les méthodes employées dans le cadre de MK-Ultra étaient directement héritées des expérimentations nazies. Après la guerre, dans le cadre de l’opération « Paperclip », les États-Unis avaient fait sortir d’Allemagne plus de 1 600 scientifiques nazis, parmi lesquels des médecins et des psychiatres ayant mené des expériences sur des détenus de camps de concentration. Leurs connaissances et leurs méthodes — recours aux substances psychotropes, hypnose, isolement — furent ensuite intégrées aux protocoles de MK-Ultra.
À la tête du projet fut nommé le docteur Sidney Gottlieb, un chimiste que l’on surnommera plus tard « le principal empoisonneur de la CIA ». Gottlieb et son équipe menèrent des expériences sur des milliers de personnes, dont beaucoup ignoraient qu’elles étaient devenues des sujets d’étude.
Dans le cadre du programme, les cobayes recevaient à leur insu du LSD et d’autres substances psychoactives, et étaient soumis à l’hypnose, aux électrochocs, à la privation sensorielle et à l’isolement. Rien qu’aux États-Unis, 80 instituts et 185 chercheurs participèrent à 149 sous-projets de MK-Ultra.
À suivre
Thème : #HistoireXX
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