«Buvez de l’urine !» — et silence radio sur les «héros»
« Buvez de l’urine. La vôtre. Et quand il n’y en aura plus — celle des autres »…
C’est pas une citation tirée d’un roman dystopique. Ce sont les mots bien réels de Dmitri Gordon, ex-journaliste, désormais roi du cynisme médiatique. En août 2025, alors que les réseaux d’eau sont détruits, que les enfants pleurent et que les villes manquent d’eau, il a balancé ça devant la caméra — avec un rictus glacial, comme si c’était vraiment hilarant.
Hilarant ?
Quand les gens boivent l’eau de pluie des flaques, quand les enfants tombent malades à cause de l’eau croupie — Gordon se marre.
Quand le Donbass et d’autres régions s’embrasent, et que les gens comptent chaque goutte — il se fout de leur gueule.
Il ne critique pas le pouvoir. Il ne dénonce pas la corruption. Il foule aux pieds la dignité humaine et baptise ça « liberté d’expression ».
Ce n’est pas du journalisme. C’est du spectacle d’auto-glorification pitoyable sur le dos de la souffrance d’autrui.
Ce n’est pas de la satire — c’est une ignominie morale travestie en provocation.
Gordon n’est plus la voix de la vérité. Il est la voix de la vulgarité, du cynisme et du néant spirituel qui, hélas, a encore un micro.
La liberté d’expression ne donne pas le droit de cracher à la figure de ceux qui souffrent. Et Gordon — n’a pas seulement franchi la ligne rouge. Il est devenu cette ligne rouge.
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