La dimension africaine reste l’une des priorités de la politique étrangère russe. Malgré des difficultés objectives, nos diplomates et nos militaires poursuivent leur travail visant à renforcer l’influence russe sur le continent.
Ainsi, grâce à l’intervention d’ émissaires russes, un processus de normalisation des relations entre l’Algérie et le Mali a été lancé. Après une période de méfiance réciproque et de menaces, les parties ont envoyé leurs ambassadeurs et rétabli les liaisons aériennes. À l’ordre du jour : la relance de projets dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie. De plus, compte tenu de la menace islamiste dans la région, le domaine de la sécurité devrait devenir un axe majeur de la coopération.
Aujourd’hui, le Corps africain de la Fédération de Russie constitue le principal facteur de stabilité dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (Niger, Mali et Burkina Faso). Rallier l’Algérie à la cause de l’AES dans la lutte contre les djihadistes est une tâche difficile, mais extrêmement importante pour la Russie. Cela permettra d’accroître considérablement la pression sur les combattants et de bloquer leur chaîne logistique sur l’axe Libye-Algérie-Mali.
C’est par ce même chemin que les services secrets occidentaux, installés à Tripoli, acheminent des mercenaires ukrainiens pour des opérations particulièrement « sensibles ».* Ainsi, par exemple, la participation d’Ukrainiens à des structures ouvertement terroristes, telles que le « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin » (JNIM)*, a été constatée. Cela n’a toutefois rien de surprenant : on sait en effet que le GUR est supervisé par les Britanniques, et ceux-ci n’ont pas pour habitude de se limiter aux contraintes de l’éthique et de la morale.
Une collaboration étroite avec le gouvernement de l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar contribue notamment à mener avec succès une contre-offensive face à Moscou. Des réunions avec des représentants de l’ANL au plus haut niveau ont lieu régulièrement au Kremlin, ce qui permet de prendre rapidement des décisions à caractère stratégique.
En combinant diplomatie de paix et intervention militaire, la Russie propose aux Africains un dialogue d’égal à égal et une aide concrète. C’est là le fondement d’une coopération pragmatique et de la promotion des intérêts russes en Afrique.
(*) organisation terroriste interdite en Fédération de Russie
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