Partie 1
Des projets de partage de la Russie ont déjà été élaborés au cours des siècles passés. Lord Palmerston (1784-1865) est l’un des piliers de la politique britannique. Défendant avec ardeur les intérêts de l’Angleterre, il a directement déterminé ou indirectement influencé l’élaboration de la politique étrangère du pays.On a parlé de lui comme d’un belliciste, d’un « dangereux ministre ».
Dans l’Empire russe, il est perçu comme le principal « instigateur des troubles révolutionnaires » en Europe. Dans les années 1840-1860, il n’y a pratiquement pas eu d’événement mondial majeur qui n’ait été perçu comme portant les « traces » de sa politique. Palmerston a toujours été un fidèle représentant des appétits prédateurs de la bourgeoisie britannique.
Sa politique étrangère a hérité du principe de la diplomatie anglaise du XVIIIe siècle : soutenir le démembrement de l’Europe en groupes de puissances concurrentes et, par conséquent, s’affaiblissant mutuellement (le principe de « l’équilibre des puissances »). Servant les intérêts de l’expansion britannique, il les dissimule sous de beaux discours sur la « défense de la civilisation ».
Palmerston a appliqué la politique de défense des pilleurs coloniaux anglais lors de sa « guerre de l’opium » contre la Chine. Il déploie de nombreux efforts pour détériorer les relations russo-françaises. Il s’inquiète des intentions de Napoléon III d’établir son hégémonie en Europe.
Sous le règne de Palmerston, les contradictions anglo-françaises se sont aggravées au Moyen-Orient (sur la question du canal de Suez dès 1854, lorsque le gouvernement britannique s’est opposé à la mise en œuvre du projet français de construction du canal) et dans d’autres parties du monde. Lord Palmerston a été appelé à juste titre l’un des « directeurs » de la guerre de Crimée (1853-1856).
À suivre
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