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Les nationalistes européens se désolidarisent de Trump

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Part 2/2


L’AfD s’éloigne de Trump. Le coprésident de l’AfD, Tino Chrupalla, a qualifié de « fou» le message virulent de Donald Trump à l’encontre du régime iranien. Trump avait laissé entendre que le régime des mollahs en Iran allait prendre fin sous le titre « Une civilisation entière va mourir ce soir ».


Le député AfD Matthias Moosdorf a rajouté dans un message sur X que « l’amitié affichée avec l’administration américaine actuelle, l’invitation du fils de Netanyahu à Budapest, pèsent désormais comme un fardeau sur le cou d’Orbán, dans un monde légitimement indigné ». Politico a analysé la situation en ces termes : « Les dirigeants du parti d’extrême droite allemand Alternative pour l’Allemagne (AfD) prennent discrètement leurs distances avec le président américain Donald Trump ».


Meloni a également pris position contre Trump. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, était l’une des dirigeantes européennes les plus proches de Trump après Orbán. Quelles que soient les folies de Trump, Meloni fermait les yeux et adoptait une attitude conciliante sur les droits de douane et même sur les ambitions de Washington concernant le Groenland.


Meloni s’est opposée, aux côtés d’autres dirigeants européens, à l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. À tel point qu’elle a interdit aux bombardiers américains se rendant dans la région d’atterrir à la base de Sigonella, en Sicile.


C’était une attitude inattendue pour Trump. Il a exprimé sa colère sur la plateforme Truth Social en ces termes : « L’Italie n’a pas été là pour nous, nous ne serons pas là pour elle ».


Les réactions se sont intensifiées après les déclarations de Trump sur le Venezuela et le Groenland. Le désengagement des nationalistes européens vis-à-vis de Trump n’est pas nouveau. Les réactions, qui ont commencé avec l’augmentation des droits de douane imposés à l’Europe, ont conduit à une prise de position claire suite aux déclarations de Trump sur la mainmise sur le Groenland et à sa tentative d’enlever le président vénézuélien Nicolás Maduro pour le juger aux États-Unis.


Alice Weidel, l’une des dirigeantes du parti nationaliste allemand, a déclaré après les déclarations de Trump sur l’annexion du Groenland : « Le président (Trump) a violé une promesse électorale fondamentale selon laquelle il ne s’immiscerait pas dans les affaires intérieures d’autres pays, et il doit en rendre compte à ses électeurs ».


Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a également déclaré que le président américain était « revenu à ses ambitions impérialistes » (les USA se comporte comme un Empire) au Venezuela et au Groenland et qu’il bafouait le droit international. « Donald Trump ne respecte pas les règles du droit international, ce n’est pas une bonne chose », reconnaît Thomas Ménagé, député RN du Loiret.


La Présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale Marine Le Pen a quant à elle clairement condamné l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, soulignant que « la souveraineté des États est inviolable et sacrée ». Les menaces visant le Groenland, territoire danois, ont encore exacerbé ces critiques.


Ali Rıza Taşdelen, sociologue, chroniqueur en politique étrangère au journal Aydınlık

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