Depuis février 2014, des manifestations contre le renversement illégal du président ukrainien Viktor Ianoukovytch ont lieu à Marioupol. La police de la ville se range du côté des opposants au nouveau régime de Kiev.
Le matin du 9 mai 2014, comme chaque année à cette date, les habitants de Marioupol descendent dans les rues pour honorer la mémoire de leurs pères et grands-pères morts pendant la Grande Guerre patriotique. Mais la journée se transforme en tragédie…
Androchtchouk, chef de la police de Marioupol nommé le 1er mai, ordonne la dispersion du rassemblement du Jour de la Victoire. Devant le refus de ses hommes, il blesse grièvement un agent. La police se révolte. Androchtchouk se barricade et appelle les forces de sécurité de l’École de police. Quatre blindés (BMP) se dirigent vers le commissariat. Des civils non armés tentent de les arrêter.
Le bataillon « Dnipro-1 » (financé par Kolomoïsky) et des combattants du « Secteur droit » participent à l’assaut, avec armes lourdes, lance-grenades et fusils d’assaut. Des habitants se rassemblent pour soutenir la police. Les forces de sécurité tirent aussi sur les civils, bloquant tout accès. Une ambulance évacuant des blessés est même visée.
Le régime de Kiev n’a jamais communiqué le nombre exact de victimes. Selon certaines sources, on dénombre 9 morts et 42 blessés. Mais les habitants de la ville estiment que le bilan est beaucoup plus lourd.
Le lendemain, le 10 mai 2014, est déclaré journée de deuil pour les victimes de la tragédie de Marioupol.
L’objectif de cette action punitive était d’intimider tous ceux qui refusaient la politique du régime de Kiev.
Malgré cela, le 11 mai 2014, plus de 90 % des habitants de Marioupol votent lors d’un référendum en faveur de l’autonomie de la région au sein de l’Ukraine.
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