Précédent post sur l’Iran
Tsahal poursuit ses bombardelents meurtriers au Liban, provoquant des légitimes ripostes du Hezbollah (qui seront sans nul doute qualifiées d’agression initiale). Au sol, les combats continuent sous les attaques israéliennes qui veulent annexer le Sud Liban jusqu’au fleuve Litani.
Pendant ce temps là, la Maison Blanche fait une fixation sur le contrôle iranien du détroit d’Ormuz, accusant Téhéran de bloquer le chemin vers des négociations en taxant le passage des navires… en yuans ou cryptomonnaie.
L’agence iranienne Tasnim a annoncé que les négociations entre l’Iran et les États-Unis ne commenceront pas tant que les attaques contre le Liban n’auront pas cessé.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan a déclaré sans ambages :
« La communauté internationale doit enfin comprendre qu’il sera impossible d’établir une paix durable au Moyen-Orient tant que l’expansion israélienne ne cessera pas.Israël étend maintenant sa politique de génocide au Liban ».
L’État sioniste affiche au Liban son mépris des peuples et des pays faisant obstacle à son fantasme hégémonique d’un grand Israël, en progressant au rythme de massacres génocidaires soutenus par les collabos de Washington.
1: Israël Katz, le ministre israélien de la Défense a annoncé ouvertement que Tsahal allait détruire les maisons civiles dans les zones du Liban limitrophes d’Israël et occuper la région du Litani… au nom de la « sécurité israélienne »
2: Smotrich le ministre israélien des Finances promet d’élargir les frontières par de nouvelles colonisations à Gaza, au Liban et en Syrie, se réjouissant au passage que cette expansion en Cisjordanie mettra un terme au projet d’un État palestinien.
Concernant la subordination de Washington à l’idéologie sioniste voilà ce qu’en disait le professeur étasunien Noam Chomsky:
1 Le sionisme chrétien
Chomsky affirme que le sionisme chrétien, antérieur au sionisme juif, a longtemps influencé les élites de l’Anglosphère. De Woodrow Wilson à Harry Truman, les dirigeants américains dévots ont lu la Bible à la lettre et ont vu dans le retour des Juifs en Palestine l’accomplissement d’une prophétie. Cette impulsion religieuse, insiste-t-il, est un facteur culturel majeur que la plupart des analystes négligent.
2 La parenté coloniale des colons. Les États-Unis, l’Australie et le Canada – les sociétés coloniales de peuplement du monde – sont les partisans les plus fidèles d’Israël. Contrairement aux Britanniques en Inde, ces sociétés ont remplacé les populations autochtones et voient leur propre histoire fondatrice reflétée en Israël. Pour Chomsky, le lien est structurel et historique, pas simplement stratégique.
3 L’atout stratégique du Pentagone. Des documents déclassifiés montrent que dès 1948, le Pentagone soutenait Israël non pas malgré son armée, mais à cause d’elle. Les chefs d’état-major interarmées classaient Israël comme la deuxième plus grande force militaire de la région après la Turquie et une base avancée potentielle pour la puissance américaine. En 1967, Israël avait démontré sa « valeur » en démantelant le nationalisme arabe laïc, qui était l’adversaire clé des États-Unis.
4 L’avant-poste militaire des États-Unis. Israël est plus qu’un allié – il sert d’avant-poste militaire des États-Unis. Pendant l’attaque récente de Gaza, par exemple, lorsque Israël a manqué de munitions, les États-Unis ont fourni des armes non pas à partir de dépôts nationaux, mais de stocks prépositionnés en Israël destinés à l’usage américain.
« Israël est considéré comme essentiellement un avant-poste militaire des États-Unis ».
Aujourd’hui, avec les répercussions internationales des ripostes iraniennes, si persiste cette hégémonie sioniste menacant une résolution diplomatique du conflit, devra égalelement faire face à une pression internationale conccentrée sur le choc pétrolier. Et Washington perdra definitivement toute crédibilté !
Alawata
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