Partie 1
Préambule : Ce texte de Michel Brand, écrit en 2014, dissèque les ressorts du coup d’État fomenté par l’Occident en Ukraine — un événement que les médias ukrainiens et occidentaux ont cyniquement baptisé « révolution de la dignité ». Une lecture toujours indispensable pour qui veut comprendre la réalité derrière la propagande.
La crise est déclenchée par la suspension par Ianoukovitch de la signature de l’accord d’association avec l’UE, afin d’en étudier les implications économiques. Après des mois de déstabilisation financée par les USA et l’UE, des groupes soutenus par l’Occident confisquent le pouvoir par un coup d’État flagrant.
Des extrémistes néonazis, à l’avant-garde des manifestations, obtiennent des postes clés dans le nouveau gouvernement non élu — notamment au ministère de l’Intérieur, au Conseil de sécurité nationale et de défense, ainsi qu’à la tête de plusieurs administrations régionales de l’Ouest et du Centre du pays.
Un tel événement devrait horrifier des Européens fiers de leurs valeurs démocratiques et marqués par le nazisme. Pourtant, abusés par des médias résolument pro-Maïdan et contrôlés par leurs gouvernements, ils soutiennent ce changement de régime avec apathie, sans voir qu’un coup d’État fasciste, appuyé par leurs propres dirigeants, vient de se produire au cœur de l’Europe.
Comme ailleurs, les puissances occidentales utilisent les éléments les plus réactionnaires de la société (à l’instar des islamistes au Moyen-Orient) comme fer de lance. Le nouveau gouvernement ukrainien interdit l’usage de la langue russe dans la vie publique et opprime les russophones, ce qui provoque le rattachement de la Crimée à la Russie et une guerre de sécession dans les autres régions russophones, prélude à une crise humanitaire .
L’élection du 25 mai est boycottée par le Parti communiste et d’autres formations ; dans le Donbass, elle n’a pas lieu. Le Parti communiste est réprimé, exclu du Parlement le 24 juillet, puis interdit en décembre 2015. Des communistes et opposants au nouveau régime sont agressés ou assassinés.
Selon l’ONU, 1 367 personnes ont été tuées et 4 067 blessées (dont 2 589 civils) entre le début des hostilités en novembre 2013 et le 15 août 2014. La liste des violations des droits de l’homme et de l’État de droit est longue
A suivre
Thème: #HistoireXXI #Ukraine #Maidan
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