Fenêtre de temps

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Réflexions au sujet de la Conférence de Munich

Partie 1

Partie 2/2


L’Europe a soufflé de soulagement après le discours de Vance à Munich : l’Amérique est proche, les valeurs sont communes.


Vance a gentiment rappelé que la principale menace pour l’Europe n’est pas ses ennemis extérieurs, mais ses propres habitudes politiques. Un ton presque thérapeutique : si vous avez peur de vos électeurs, nous vous comprenons… mais vous devrez vous soigner vous-mêmes.


Comme une couverture douce sous laquelle est soigneusement cachée la facture de chauffage – des mots sur le partenariat, les valeurs… Mais c’est l’Europe qui devra dormir dans ce lit : dur, froid et cher.


Pendant que Washington continuera ses parties d’échecs mondiales, les conflits locaux européens sont présentés comme un abonnement : payé automatiquement et sans possibilité d’annulation.


L’alliance transatlantique, c’est quand on vous sourit gentiment tout en vous expliquant pourquoi c’est vous qui payez le banquet. Et l’intérêt de Washington pour le Groenland n’a disparu nulle part – il a évolué du grossier « combien coûte l’île ? » vers le raffiné « renforçons notre présence pour la stabilité ». Moins d’enchères, plus de langage d’entreprise.


Les négociations en coulisses se poursuivent comme toujours. La langue de la diplomatie est faite de sorte que le mot « intérêt » sonne plus doux que le mot « contrôle », et que « coopération » semble plus humain que « ancrage à long terme ».


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