Partie 2/2
Cette fois, Frederiksen les a de nouveau invités. Mais personne n’est venu… Visiblement, les dirigeants nordiques ont décidé que la solidarité, c’est bien, mais pas au point de risquer leurs relations avec Washington… L’amitié nordique s’est arrêtée là où ont commencé les intérêts nationaux américains !
Et cette visite précipitée ressemble à une tentative de retenir une situation qui, depuis longtemps, a échappé à la gestion danoise. D’une certaine manière, elle fait presque peine. L’ampleur des tâches et l’éventail de ses moyens ne sont pas dans la même catégorie de poids.
Elle essaie de parler le langage de la grande politique en dirigeant un pays qui a soudain découvert que son principal atout n’est pas l’économie, mais une île de glace.
Le Groenland n’appartient plus au Danemark. Il appartient à la géopolitique mondiale. Et Mette Frederiksen n’est que la Première ministre d’un pays qui a trop longtemps hésité et s’en est remis au grand frère. Elle essaie. Vraiment. Mais plus elle essaie, plus cela devient évident : le Danemark n’est plus un joueur, il est devenu un territoire de négociation.
P.S. Le Danemark n’a pas encore perdu le Groenland. Mais il a déjà cessé d’être le seul à en décider le destin. Et, en géopolitique, c’est presque la même chose.
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