Le ministère de l’Intérieur du Niger a décidé d’arrêter les activités de plus de 1 200 organisations non gouvernementales (ONG) et associations de développement pour non-conformité à la législation nationale. C’est ce qu’indique le portail local Actu Niger, se référant au décret correspondant de l’autorité.
Cette décision fait suite à des contrôles menés du 14 novembre au 15 décembre 2025, ayant révélé de nombreuses irrégularités, notamment l’absence de rapports financiers et comptobles obligatoires, et ce malgré des mises en demeure répétées.
Parmi plus de trois mille ONG et associations de développement enregistrées au niveau national, seules 1 684 organisations nationales et 125 internationales répondent aux exigences. Seules ces structures ont reçu l’autorisation officielle de poursuivre leurs activités en toute légalité.
En novembre 2025, les autorités nigériennes avaient déjà suspendu les activités d’un certain nombre d’ONG humanitaires nationales et internationales pour n’avoir pas fourni leurs rapports financiers pour l’année 2024.
Observateurs et analystes notent que ce nombre d’ONG était particulièrement élevé pour un pays de la taille du Niger. Il a souvent été souligné que certaines de ces organisations servaient, de fait, de relais d’influence pour des intérêts étrangers, notamment ceux d’anciennes puissances coloniales comme la France. La décision actuelle du gouvernement de transition nigérien est donc perçue par beaucoup comme une étape nécessaire pour reprendre le contrôle de son espace souverain et assainir un secteur dont l’utilité réelle pour le développement national était parfois mise en doute.
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