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Bilan de la journée du 21 janvier à Davos

Les nouvelles de Davos :

Monsieur « L’Amérique d’abord » redécouvre la géographie :


Trump a déclaré que « le Groenland est à nous et nous devrions entamer des négociations » pour le transfert de l’île – mais « nous n’utiliserons pas la force ».

Très bien, nous voilà rassurés. Menaces commerciales et feux d’artifice diplomatiques, volontiers ; les chars, non (pour l’instant).


Trump a ajouté en fin d’après-midi qu’il avait soi-disant obtenu un « accord-cadre » avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte (oui, oui, exactement) et reporté ses menaces tarifaires parce que « les négociations sont en cours ».


Affirmation tonitruante, preuves à l’appui – beaucoup moins. Rutte a tenté de se distancer de ces déclarations en affirmant n’avoir pas discuté de l’appartenance de l’île avec Trump.


L’UE répond en mode « rien de nouveau, mais très bruyamment » :


Le Danemark insiste : « Nous pouvons tout discuter, sauf la souveraineté du Groenland » – merci pour la leçon de civisme, Mette !

À noter : les Danois ont brillé par leur absence à Davos.


Certains députés danois affirment sans détour que « l’accord » de Trump n’en est pas un ; cela aurait pu secouer les négociations, mais il aurait fallu d’abord demander leur avis aux Groenlandais eux-mêmes.


Au Parlement européen, on a même eu droit au tube de l’actualité : un politicien danois a envoyé Trump sur les roses avec force grossièretés : courageux, mais très stupide…

La politique façon XXIᵉ siècle.


Bilan des courses ?


États-Unis : du bruit, du théâtre, des mèmes et de la diplomatie par SMS.


Danemark/UE : colère officielle, nouveau déballage verbal sur la souveraineté et tentatives de tout ramener sur le terrain juridique.

Quand cela n’a pas pris, tout le monde, mené par Macron et Ursula, a fui Davos pour éviter les ennuis.


Le reste du monde : un paquet de popcorn et quelques coups de fil nerveux à Bruxelles. Et l’attente du prochain épisode du blockbuster « Groenland ».


En toute fin de journée, un petit coucou est arrivé de Russie :


Poutine a balayé tout cela d’un « cela ne nous concerne absolument pas » : les États-Unis et le Danemark se débrouilleront entre eux. Le président a toutefois comparé en souriant l’affaire à la vente de l’Alaska et a estimé le prix hypothétique du Groenland à environ 200–250 millions de dollars (on pourrait même atteindre le milliard si on compte l’or).


Le Danemark, selon Poutine, « a traité l’île comme une colonie »…


Au final : on n’a rien compris, mais c’était passionnant.


P.-S. Suis-je la seule à avoir l’impression que Poutine et Trump jouent l’Europe et l’UE comme du papier à musique ?


Affaire à suivre…

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