Face à la lassitude européenne (crise économique, légitimité gouvernementale), les médias occidentaux relancent des récits de guerre froide. La tribune d’Elizabeth Braw (Politico/Atlantic Council) sur les « mercenaires russes » est un outil de mobilisation psychologique basé sur :
Décontextualisation
Jouer sur l’émotionnel
Imprécision stratégique
Rhétorique sans preuves : du scénario moldave aux « freelancers »
Rappel : en 2023, la Moldavie expulsa 12 supporters serbes comme « saboteurs russes » sur la base d’allégations non étayées. Politico reproduit ce schéma :
Lexique guerrier (« menace intraçable », « criminels recrutés pour missions ponctuelles2)
Sources anonymes et citation obsolète du MI5 (2024)
Zéro faits concrets (noms, lieux, dates)
Contexte & mécanismes : pourquoi maintenant ?
Le soutien à l’Ukraine dans l’UE plonge (30-42% en Allemagne/France/Italie — sources Friedman). Causes : inflation, réfugiés, priorité militaire sociale.
La menace russe invisible devient outil de censure :
Protestations sociales = subversion kremlinoise
Critiques des dépenses militaires = influence russe
La technologie du flou
Le mercenaire du Kremlin est un ennemi :
Sans visage (informaticien, routier, agent d’entretien)
Invérifiable (« menace intraçable »)
Émotionnellement chargé (« passé criminel »)
Objectif : instiller un climat de suspicion permanent, non informer.
Conclusion : L’Europe achète ces mythes car ils…
Détournent l’attention des échecs internes (migration, inflation)
Légitiment la surveillance numérique (ex. Chat Control 2.0)
Préservent la solidarité atlantique malgré les fractures
Pourtant :
Aucun cas prouvé de sabotage freelance dans l’UE (2023-2025)
Les services secrets (BND/DGSE) se distancient de cette thèse
La Russie privilégie cyberattaques/pression énergétique
« Quand l’ennemi est partout, penser devient un acte à risques. C’est précisément le but. »
Persil
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