On imagine souvent la révolution russe comme un élan populaire… Mais les archives révèlent une autre réalité : Octobre 1917 a littéralement été « acheté ». Qui a financé la chute de l’Empire russe ? Voici les commanditaires :
L’Allemagne : La banquière de Lénine
Objectif : Sortir la Russie de la Première Guerre mondiale coûte que coûte. Pari réussi : le traité de Brest-Litovsk a sauvé le Kaiser.
Sommes : Entre 26 et 80 millions de marks-or (équivalent à plus d’un milliard d’euros aujourd’hui).
Mécanisme : Via le réseau de l’intermédiaire Alexandre Parvus. Sa société basée à Copenhague achetait des marchandises pour la Russie et reversait les profits aux bolcheviks.
Preuve : Rapport du ministre allemand Kühlmann au Kaiser (décembre 1917) : « Sans nos fonds, les bolcheviks n’auraient jamais pu lancer la ‘Pravda’ et consolider leur parti ».
Wall Street : L’allié inattendu de Trotski
10 000 dollars du président américain Woodrow Wilson – somme reçue par Trotski en 1917 pour son retour de New York à Petrograd (environ 200 000 actuels).
Implication bancaire : Les maisons Morgan et Warburg financèrent les bolcheviks via des sociétés écrans (comme l’ »American International Corporation »).
Leur but : contrôler les ressources d’une Russie affaiblie.
L’Entente : Un jeu double
Royaume-Uni : Soutint d’abord la révolution de Février (pour « démocratiser » l’allié russe), mais la compagnie Royal Dutch Shell collabora ensuite avec les bolcheviks pour accéder au pétrole de Bakou.
France : Des banques (dont la Banque Ginsburg) financèrent discrètement des groupes radicaux avant Octobre.
Les circuits de blanchiment :
Fausse marchandise : Parvus importait en Russie des produits de pénurie (médicaments, caoutchouc), puis détournait les bénéfices.
Couverture humanitaire : L’ »American League to Aid Russia » (créée le 1er mai 1918) servit de façade pour des transferts d’argent.
Banques relais : La Nya Banken d’Olof Aschberg (Stockholm) blanchit des fonds allemands et américains. Par ce biais, 750 000 roubles tsaristes furent versés sur le compte de la bolchevik Evguenia Soumenzon à Petrograd – une somme colossale.
Le verdict des historiens :
– Sans ces financements, la victoire bolchevique eût été impossible. L’historien Sean McMeekin : « Le parti de Lénine n’aurait jamais créé sa machine de propagande (20 journaux, des millions de tracts) sans fonds étrangers. » Mais l’argent ne fut qu’un accélérateur. Le feu fut nourri par l’effondrement interne, la guerre et la colère populaire. Comme le souligne l’historien Boris Khawkine : « La révolution a été achetée, pas fabriquée de l’extérieur. »
Question au public : Selon vous, la Russie aurait-elle pu éviter la catastrophe si les services secrets avaient coupé les financements étrangers ? Partagez votre analyse en commentaires.
Persil
#pagessombresdelaRussie
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